La méthode HIBOU (méthode Hybride pour évaluer les Impacts et les Bénéfices des Solutions fondées sur la Nature en milieux Urbains) propose une approche scientifique, intégrée et opérationnelle pour analyser les effets des projets urbains sur la nature et le vivant.
Elle s’appuie sur :
L’objectif : transformer une volonté qualitative (« plus de nature en ville ») en action mesurable, comparable et justifiable.
Tous les enjeux urbains sont évalués de manière cohérente, sans hiérarchie implicite
Bâtiment, parcelle, quartier, ilot, territoire
Plusieurs solutions fondées sur la nature, mais aussi leurs alternatives “grises”
Intégration des caractéristiques locales : climat, sols, densité, patrimoine, pression urbaine
Chaque indicateur est documenté, accompagné de ses hypothèses et limites
Avec les cadres existants : RE 2020, CAP 2030, méthode QEC, etc.
La Plateforme Nature en Ville est conçue pour être facile à prendre en main, même par des non-experts
Vous pouvez choisir de calculer seulement certains indicateurs de la méthode HIBOU ou de les mobiliser tous ensemble. La méthode a été conçue pour être totalement modulable et s’adapter à chaque situation.
HIBOU a été développée en partenariat avec des chercheurs, des collectivités, des aménageurs et des bureaux d’études.
Elle permet :
La méthode HIBOU est une démarche vivante, construite au fil de l’eau, en fonction des avancées scientifiques, des retours d’expérience et des opportunités de collaboration qui se présentent avec les acteurs du terrain. Certaines briques de la méthode sont déjà opérationnelles, tandis que d’autres sont encore en développement ou en phase d’exploration. Cette dynamique progressive permet d’intégrer régulièrement de nouveaux indicateurs, d’affiner les modèles existants et de répondre toujours mieux aux besoins des collectivités, aménageurs et bureaux d’étude. HIBOU est donc une méthode en amélioration continue, conçue pour évoluer et s’enrichir au même rythme que les enjeux urbains et les connaissances environnementales.
La méthode HIBOU est le fruit d’un effort collectif, construit au croisement d’expertises internes au CSTB et de nombreuses collaborations extérieures. Son développement s’appuie sur un socle scientifique robuste, porté par une grande diversité de métiers et d’acteurs de la transition écologique.
HIBOU bénéficie de la richesse des compétences internes du CSTB :
Ces expertises sont mobilisées de manière coordonnée, pour construire des indicateurs fiables, des modèles robustes et une approche véritablement intégrée des enjeux urbains. Cette pluridisciplinarité est l’un des piliers de la méthode HIBOU.
HIBOU ne se construit pas seul : il s’appuie sur un réseau étendu de partenaires scientifiques, institutionnels, opérationnels et industriels. Ce travail collaboratif permet :
Parmis cette écosystème d’acteur, le CSTB joue un rôle d’intégrateur : il fédère les contributions pour créer un référentiel harmonisé, cohérent et évolutif pour l’évaluation de la nature en ville.
La biodiversité est complexe, multiforme et ne peut pas être résumée par un seul indicateur. Elle dépend :
C’est pourquoi la Plateforme Nature en Ville exploite une famille d’indicateurs complémentaires qui couvrent les différents aspects de la biodiversité locale.
À ce stade, seul le moteur de calcul du Coefficient de Biotope Surfacique harmonisé (CBSh) est disponible dans la Plateforme.
Indicateur de changement d’usage des sols direct
Indicateur de richesse spécifique
Indicateur d’attribut fonctionnel
Indicateur de perméabilité
Indicateur dynamique de richesse spécifique
Espèces exotiques envahissantes
Le CBSh (Coefficient de Biotope Surfacique harmonisé) est l’indicateur de référence du GT 7 Biodiversité de CAP 2030, piloté par le CSTB. Il mesure la capacité d’accueil de la biodiversité sur un site et répond à une question simple : quelle part de mon projet est réellement favorable à la biodiversité ?
Il se base sur une nomenclature détaillée de 41 types d’occupation du sol, chacun associé à un coefficient de capacité d’accueil pour la biodiversité.
Il prend en compte les surfaces végétalisées en fonction de leurs épaisseurs de substrat et de la combinaison de strates végétalisées qu'elles supportent.
Le calcul suit une logique simple :
Le calcul du CBSh est réalisé à deux moments clés : avant projet et après projet. Cette double évaluation permet de savoir si le projet a :
Cette lecture dynamique du CBSh est essentielle pour objectiver les choix, piloter les arbitrages et démontrer les bénéfices des aménagements fondés sur la nature.
La plateforme Nature en Ville intègre un moteur de calcul du CBSh entièrement conforme aux règles définies dans le cadre du GT7 Biodiversité.
Le projet CAP 2030 est porté le Groupement d'Intérêt Ecologique (GIE) formé par trois associations (Alliance HQE-GBC, Collectif des Démarches Quartiers Bâtiments Durables et Collectif Effinergie) avec le soutien de la DGALN et de l'ADEME et l'appui du CSTB et du Plan Bâtiment Durable.
L'objectif de ce projet est d'établir un cadre commun de référence partagé par l'ensemble des acteurs, afin de dépasser les exigences de la RE2020.
Il est composé de neuf groupes de travail, dont celui sur la Biodiversité.
La perte et le changement d'habitats résultant des activités humaines demeurent les principales causes de l'érosion de la biodiversité et des services écosystémiques qui en découlent (i.e. régulation des ilots de chaleur urbain, gestion des eaux pluviales, approvisionnement en nourriture et en matières premières, renforcement des liens sociaux). Ainsi, lors de la planification d'un projet urbain, les acteurs de la construction et de l'aménagement doivent veiller à limiter leurs impacts sur la biodiversité. Pour cela, un ensemble de moyens sont à leur disposition : végétalisation, désimperméabilisation, intégration de nichoirs, etc.
Pour atteindre cet objectif, un éventail de moyens est à leur disposition, tels que la végétalisation, la désimperméabilisation ou encore l'intégration de nichoirs. Afin de garantir que ces mesures répondent adéquatement aux situations spécifiques auxquelles les acteurs sont confrontés, il est essentiel d'évaluer et de mesurer les impacts, qu'ils soient positifs ou négatifs, que ces actions ont sur la biodiversité des milieux. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les travaux du GT 7 Biodiversité dont la démarche s'articule autour de deux actions complémentaires :
Depuis 2021, le GT 7 Biodiversité est coordonné par le CSTB (Aline BRACHET) et réuni plus de 180 (écologues, aménageurs, collectivités, labels, BET…), garantissant la pertinence écologique et l’opérationnalité des indicateurs proposés.
A ce stade, la Plateforme Nature en Ville permet le calcul du CBSh. Les développements informatiques sont en cours pour automatiser le calcul de l’indicateur de qualité/fonctionnalité des milieux. En attendant, vous pouvez utiliser l’outil Excel : Grille de calcul de l’indicateur de qualité/fonctionnalité - Version de Juillet 2025.